Fiche technique
- Écran AMOLED 6,85 pouces, 144 Hz
- Processeur Qualcomm Snapdragon 8 Elite
- 12 ou 16 Go de mémoire vive (extensible)
- 256 ou 512 Go d’espace de stockage interne (non extensible)
- Triple capteur photo : 50 +8 mégapixels / 16 mégapixels
- Lecteur d’empreintes digitales sous l’écran
- Batterie 7000 mAh, charge filaire jusqu’à 120 W
- Résistance IP54
- Système d’exploitation Android 16 avec surcouche RedMagic OS 11
Design
En main, un peu comme son prédécesseur, le Red Magic 10 Air, le Red Magic 11 Air surprend immédiatement par sa finesse et son gabarit globalement contenu, surtout au regard de la batterie de 7000 mAh intégrée. Avec un châssis de seulement 8 mm d’épaisseur pour un poids approximatif de 207 g, le smartphone parvient à rester maniable pour un modèle dédié au gaming, même si l’on reste sur un grand format de 6,85 pouces. Nubia a opté pour une structure en aluminium et du verre renforcé (Gorilla Glass 7i à l’avant et Gorilla Glass 5 ou équivalent à l’arrière selon les fiches techniques), ce qui donne une impression de solidité tout en conservant une certaine élégance, d’après notre test.

Côté esthétisme, on reste fidèle à l’ADN RedMagic : lignes anguleuses, touches de couleur subtiles, zones dédiées au refroidissement visibles autour du ventilateur et parfois un éclairage RGB discret, selon les références commercialisées. Notre modèle de test profitait d’un ventilateur avec éclairage RGB et d’un logo de la marque qui peut avoir différentes couleurs.

Le dos alterne entre surfaces mates et éléments plus brillants, le tout sous une surface de verre. Il affirme clairement sa personnalité face à des concurrents plus sages comme le Samsung Galaxy S25, le ROG Phone 9 Pro d’Asus ou le Google Pixel 9 Pro XL. On reste clairement sur un smartphone qui assume son ADN gaming, là où un iPhone 17 Pro ou un Galaxy S25 Ultra misent davantage sur une esthétique plus sobre destinée au grand public.
Sur les tranches, là encore, on retrouve la signature RedMagic avec des gâchettes sensitives ultrasoniques dédiées aux jeux, situées sur le bord droit lorsque le téléphone est utilisé en mode paysage.

Ces gâchettes, sensibles à une fréquence très élevée, offrent un vrai avantage en jeu en permettant d’assigner des actions rapides sans occuper toute la surface de l’écran avec les doigts. À cela s’ajoute un bouton physique dédié au mode gaming qui, comme sur les générations précédentes, lance rapidement l’interface RedMagic dédiée aux jeux et aux réglages de performance, ce qui est très pratique selon nous.


L’ergonomie générale est assez bien pensée pour un smartphone de cette taille : les boutons de volume et de mise sous tension tombent plutôt bien sous les doigts, même si les plus petites mains devront parfois ajuster leur prise pour atteindre confortablement le haut de l’écran.
Le ventilateur actif est intégré dans un module discret au dos ou sur la tranche, avec des ouvertures d’aération bien visibles mais qui, selon notre test, ne gênent pas la prise en main. En comparaison, un Asus ROG Phone 9 Pro peut paraître encore plus massif avec ses modules additionnels, tandis que le Red Magic 11 Air parvient à conserver une certaine sobriété tout en intégrant un refroidissement très avancé. Le mobile Asus garde l’avantage toutefois de proposer un port USB-C sur la tranche inférieure mais également sur le profil de gauche, ce qui permet, l’on tient le mobile en position paysage, de pouvoir le recharger sans gêner.
Sur le Red Magic 11 Air, on retrouve un port USB‑C, la grille du haut-parleur principal et le tiroir pour les cartes SIM, sans logement microSD et sans prise jack 3,5 mm, ce qui pourra décevoir certains joueurs utilisant encore un casque filaire. Sur le profil supérieur, notez la présence d’un émetteur infrarouge, ce qui permet de transformer le mobile en une télécommande universelle, le cas échéant.
La qualité générale perçue est globalement très bonne pour un modèle orienté performance : les ajustements sont précis, les boutons ne flottent pas et la structure ne craque pas lors de torsions modérées, ce qui rassure sur la durabilité au quotidien, selon notre test.
Néanmoins, la certification de type IP54 reste en retrait par rapport à certains concurrents entièrement étanches, comme certains smartphones haut de gamme de Samsung, ce qui pourra faire réfléchir ceux qui recherchent un appareil très résistant à l’eau. Sur ce point, le Red Magic 11 Air reste avant tout un appareil fait pour le jeu et les performances, un peu moins pour l’aventure extrême en extérieur. On comprend également l’absence d’une certification de totale étanchéité notamment à cause de son système actif de ventilation.
Côté connectivité physique et biométrie, le lecteur d’empreintes digitales est placé sous l’écran, dans une zone parfaitement positionnée (à environ 4 cm du bord inférieur). Il se montre rapide et fiable dans la plupart des cas, même si des modèles très haut de gamme comme le Galaxy S25 Ultra ou certains OnePlus peuvent offrir des capteurs encore plus véloces.
Sur le plan audio, le Red Magic 11 Air profite d’un système de haut-parleurs plutôt puissant, mais la priorité semble clairement donnée au rendu en jeu plutôt qu’à une scène sonore hi-fi, ce qui le place un peu derrière des références comme l’iPhone 17 Pro pour la vidéo et la musique pure, selon notre test.
L’écran
L’écran du Red Magic 11 Air représente vraiment l’un de ses arguments majeurs, et cela se ressent immédiatement dès les premières minutes d’utilisation. Ce qui est immédiatement reconnaissable, c’est l’absence de gêne due au capteur à selfie. En effet, comme les autres modèles de la marque, celui-ci est placé sous l’écran et totalement invisible.
En outre, Nubia a choisi une dalle AMOLED de 6,85 pouces, en définition 1216 x 2688 pixels, offrant une densité d’environ 431 pixels par pouce, ce qui assure une excellente finesse d’affichage, même pour la lecture de textes fins ou l’usage intensif de réseaux sociaux. La fréquence de rafraîchissement monte jusqu’à 144 Hz, avec une gestion adaptive permettant d’ajuster la fréquence en fonction du contenu pour limiter la consommation, ce qui s’avère très appréciable en usage mixte, selon notre test.

En termes de luminosité, la dalle peut atteindre un niveau suffisant pour une bonne lisibilité en extérieur, y compris en plein soleil, même si l’on n’atteint pas tout à fait les records de certains modèles ultra haut de gamme. Selon notre test, la consultation d’une vidéo ou d’un fil d’actualité en plein jour reste confortable, avec des reflets bien gérés et un contraste intrinsèque très élevé grâce à la technologie AMOLED. Le support de formats HDR, comme le HDR10+, permet de profiter de contenus compatibles sur les plateformes de streaming, avec une dynamique de couleurs renforcée par rapport à un écran classique, ce qui plaira particulièrement aux amateurs de séries et de films.
Pour le gaming, cette dalle 144 Hz fait une vraie différence par rapport à des smartphones limités à 60 ou 90 Hz, surtout dans les titres compétitifs comme les FPS ou les MOBA, selon notre test. Toutefois, cela reste en deçà de la fréquence proposée par le Asus ROG Phone 9 Pro qui peut monter jusqu’à 185 Hz, sous certaines conditions ou même le OnePlus 15 qui atteint 165 Hz.
Couplée au ventilateur active ICE 4.0 et au Snapdragon 8 Elite, on peut maintenir des fréquences d’affichage très élevées, jusqu’à 120 ou 144 images par seconde dans des jeux compatibles, tout en gardant le smartphone relativement frais.
Les réglages d’affichage sont complets, avec la possibilité d’ajuster la température de couleur, de choisir entre différents profils (plus naturels ou plus saturés) et de jouer sur la fréquence de rafraîchissement en fonction de ses préférences. Selon notre test, l’interface RedMagic OS permet également de configurer des profils spécifiques par jeu, afin de fixer la fréquence d’affichage maximale ou de régler la sensibilité tactile en fonction des besoins. La présence d’un PWM haute fréquence autour de 2592 Hz contribue aussi à limiter la fatigue visuelle liée au scintillement pour les personnes sensibles, surtout lors d’un usage prolongé à faible luminosité.

Au quotidien, nous avons trouvé que cet écran se montre tout aussi agréable pour un usage classique que pour le jeu. La lecture d’articles, le visionnage de vidéos ou la navigation dans les réseaux sociaux bénéficient à la fois de la bonne calibration générale, du contraste élevé et de la finesse de définition.
Enfin, l’interface tactile répond de manière extrêmement réactive, un point crucial pour un appareil orienté gaming selon notre test. Les actions sont instantanées, les glissements restent fluides, et la précision reste très bonne même dans les jeux demandant des gestes rapides ou des contrôles multi-doigts complexes.
Dans l’ensemble, l’écran du Red Magic 11 Air se révèle donc être un atout majeur, à la fois pour les joueurs et pour ceux qui souhaitent simplement profiter d’un affichage très confortable au quotidien, tout en bénéficiant d’une fluidité rarement atteinte sur des smartphones plus classiques.
Le système et les applications
Le Red Magic 11 Air tourne sous RedMagic OS 11, une interface basée sur Android 16, ce qui lui permet de profiter des dernières fonctionnalités du système de Google dès sa sortie. L’interface reprend les grands principes d’Android tout en leur ajoutant une couche gaming très marquée, avec des menus spécifiques pour la gestion des performances, du ventilateur, des profils d’affichage et des raccourcis en jeu. Selon nous, la fluidité générale est excellente : les animations sont rapides, les transitions restent propres et nous n’avons pas constaté de ralentissements notables, même en ouvrant plusieurs applications lourdes en parallèle.
La politique de mises n’est pas aussi longue que certains concurrents comme Google ou Samsung, qui communiquent sur un maximum de 7 années de support, mais RedMagic a tout de même amélioré sa réputation au fil des générations.


L’organisation des paramètres fait la part belle aux options liées au jeu : un menu dédié permet de régler la puissance du ventilateur, de prioriser les ressources pour certains titres, d’activer ou non les notifications en partie ou encore de configurer les gâchettes sensitives. Selon notre test, cette organisation reste relativement intuitive, même si elle peut paraître un peu dense au début pour ceux qui viennent d’un Android « pur » comme celui des Pixel.
En outre, la personnalisation visuelle est assez poussée, avec la possibilité de changer les thèmes, les icônes, les fonds animés et même les effets lumineux liés au ventilateur ou à la coque arrière.


Concernant les applications préinstallées, le système propose les outils classiques de Google ainsi que quelques utilitaires RedMagic liés à l’univers du gaming, comme le centre de jeux, des outils de monitoring des performances ou des fonctions de capture vidéo et de streaming en direct.
Selon notre test, la surcouche évite de trop charger l’appareil en bloatware : on reste sur un nombre raisonnable d’apps. Nous avons relevé que le système et les applications préinstallées occupaient presque 47 Go, ce qui est tout de même assez conséquent.
Côté intelligence artificielle, RedMagic OS 11 mise principalement sur l’optimisation des performances et de la consommation pour les jeux, ainsi que sur quelques fonctions supplémentaires dans le domaine de la photo.
Le système peut ajuster automatiquement les ressources, la fréquence d’affichage ou le comportement du ventilateur en fonction du jeu détecté, afin de préserver l’autonomie ou au contraire de privilégier la performance maximale, selon notre test. En photo, diverses fonctions de scène automatique et de traitement assisté permettent de rehausser la netteté et les couleurs, même si l’on reste en retrait par rapport aux solutions très avancées de Google ou Apple en traitement d’images.
Pour les fonctions « pures IA », un menu dédié permet de régler certains paramètres relatifs à la barre latérale, l’assistant d’appel incluant la traduction automatique des conversations et l’affichage des sous-titres, le cas échéant. La saisie IA fait également partie des fonctions possibles aidant à la génération de contenus. Notez également la possibilité de générer des fonds d’écran, de traduire des conférences en lignes, l’accès à un bloc-notes IA pour prendre des notes et obtenir des résumés mais aussi un enregistreur vocal.


Globalement, le système et les applications du Red Magic 11 Air respirent le monde du jeu vidéo tout en restant accessibles pour une utilisation plus classique au quotidien, selon nous. Ceux qui viennent d’une interface très pure devront s’habituer à quelques spécificités de RedMagic OS, mais la fluidité et la réactivité compensent largement cette petite phase d’apprentissage. Pour un profil de joueur régulier ou intensif, cette surcouche fait clairement sens, car elle rassemble au même endroit tous les réglages avancés dont on a besoin pour optimiser chaque partie.


Les performances
Le cœur du Red Magic 11 Air repose sur le Snapdragon 8 Elite, une puce gravée en 3 nm qui représente le haut du panier en matière de processeurs mobiles Android au moment de sa sortie, selon notre test. Associé à 16 Go de RAM sur notre modèle de test, extensibles via des mécanismes de RAM virtuelle (jusqu’à 12 Go supplémentaires), et à un stockage UFS 4.1 rapide en 256 ou 512 Go, l’ensemble offre une base extrêmement solide pour tous les usages, du plus simple au plus exigeant.
Au quotidien, la navigation dans l’interface, le passage d’une application à une autre ou la gestion du multitâche se montrent parfaitement fluides, sans temps morts perceptibles.
En termes de performances brutes, selon notre test, le Red Magic 11 Air se place au niveau des meilleurs smartphones gaming du marché, flirtant avec des modèles comme l’Asus ROG Phone 9 Pro ou le Red Magic 11 Pro standard. Les jeux les plus gourmands tournent à des niveaux de détails élevés, voire maximum, tout en maintenant des fréquences d’image très élevées grâce à la combinaison du Snapdragon 8 Elite et du système de refroidissement actif ICE 4.0.
Dans Genshin Impact, par exemple, il est possible de viser du 120 FPS stable, tandis que des titres comme Honor of Kings peuvent atteindre 144 FPS sans ralentissement notable lors de nos sessions prolongées.

Le ventilateur intégré joue un rôle clé dans cette stabilité. Capable de tourner jusqu’à 24 000 RPM, il améliore significativement la dissipation thermique, au point de limiter la température autour de 39 °C à l’arrière même après de longues sessions, selon les tests réalisés. Selon notre test, la sensation en main reste maîtrisée : la chaleur se concentre surtout autour de la zone du ventilateur, tandis que le reste de la coque demeure nettement plus frais, permettant de continuer à jouer confortablement. Par rapport à des smartphones purement passifs comme certains modèles haut de gamme classiques, l’avantage de ce refroidissement actif est net en termes de maintien de la performance dans le temps.
Dans un usage plus polyvalent (navigation web, réseaux sociaux, streaming vidéo, photo), le Red Magic 11 Air se comporte comme un haut de gamme très réactif, avec des applications qui se lancent rapidement et des temps de chargement réduits. Selon notre test, même lorsque plusieurs jeux lourds sont installés et que diverses applications restent ouvertes en arrière-plan, le système conserve une bonne fluidité, sans fermer agressivement les apps.

Face à la concurrence, le Red Magic 11 Air se montre vraiment comme un modèle orienté performance avant tout. Un Galaxy S25 Ultra ou un Pixel 9 Pro XL proposeront peut-être un meilleur équilibre global entre photo, logiciel et autonomie pour un public plus large, mais ils ne pourront pas toujours rivaliser sur la tenue en fréquence lors de longues sessions de jeu intensif, selon nous. L’Asus ROG Phone 9 Pro reste l’un de ses principaux rivaux directs, mais le Red Magic 11 Air se démarque par sa finesse et sa grosse batterie de 7000 mAh, ce qui lui donne un profil très attractif pour ceux qui passent beaucoup de temps sur leurs jeux.
Le multimédia
La partie photo du Red Magic 11 Air se résume en une approche pragmatique. En effet, selon nos tests, le mobile entend proposer un module assez polyvalent pour couvrir les usages courants, sans chercher à concurrencer les meilleurs photophones du moment. À l’arrière, on retrouve un capteur principal de 50 mégapixels, épaulé par un ultra grand-angle de 8 mégapixels, tandis que la caméra frontale de 16 mégapixels se charge des selfies et des appels vidéo. Cette configuration rappelle celle d’autres smartphones orientés gaming, où l’essentiel est de fournir des résultats corrects pour les réseaux sociaux et les souvenirs de tous les jours, plutôt que de viser la perfection.
L’interface de l’application photo reste simple et efficace, avec les modes classiques photo, vidéo, portrait, Pro, ainsi que quelques modes spécifiques regroupés au sein du menu Famille appareil-photo permettant de jouer avec différentes options (nuit voie lactée, traînées d’étoile, ciel étoilé, ouverture électronique, trace lumineuse, HDR, time-lapse, taille réelle, document, photo d’identité, panoramique, usine d’effets, cloner et multi-exposition.
Les bascules entre les capteurs se font rapidement, même si l’on ressent que le constructeur privilégie davantage le capteur principal, plus mis en avant que l’ultra grand-angle.

En bonne lumière, le capteur principal de 50 mégapixels produit des images suffisamment détaillées, avec un bon niveau de contraste et une gestion convenable de la dynamique, même si l’on reste un cran en dessous de ce que peuvent offrir des smartphones très orientés photo comme le Pixel 9 Pro XL, le ROG Phone 9 Pro ou le Galaxy S25 Ultra. Selon notre test, les couleurs ont tendance à être légèrement rehaussées, sans trop pousser vers le saturé, ce qui rend les clichés agréables à l’œil pour un partage rapide sur les réseaux sociaux.
En revanche, lorsqu’on zoome fortement dans l’image, les détails fins peuvent apparaître un peu lissés, un comportement assez typique de ce type de capteur associé à un traitement logiciel plutôt orienté « grand public ».


L’ultra grand-angle de 8 mégapixels se montre plus limité : la définition plus faible et le capteur plus petit réduisent forcément le niveau de détail et la précision, en particulier sur les bords de l’image. Selon notre test, les distorsions restent globalement contenues pour un capteur de cette catégorie, mais la qualité baisse assez vite en basse lumière, avec du bruit visible et une perte de netteté sur les scènes nocturnes ou en intérieur. Sur ce point, des modèles non gaming mais très fortement orientés photo, comme certains Pixel ou Galaxy, gardent une vraie avance, notamment grâce à leur traitement logiciel très poussé.

Oubliez le zoom...


La caméra frontale de 16 mégapixels fournit des selfies corrects, parfaitement adaptés aux appels vidéo et aux réseaux sociaux. Selon notre test, le niveau de détail est satisfaisant tant que la lumière reste suffisante, avec un mode portrait qui détoure plutôt bien les visages, même s’il arrive que les cheveux ou les contours complexes soient parfois approximatifs. C’est un module cohérent avec la philosophie du smartphone : suffisant pour la grande majorité des usages, sans chercher à rivaliser avec les meilleures caméras frontales du marché.
En vidéo, le Red Magic 11 Air permet de filmer en haute définition, allant jusqu’à la 4K. La stabilisation est correcte, mais l’appareil reste moins performant que certains concurrents spécialisés dans la vidéo, où l’on trouve des stabilisations plus avancées et des profils couleur plus travaillés. Néanmoins, d’après notre test, la qualité globale reste suffisante pour documenter ses sessions de jeu, ses déplacements ou ses moments en famille, ce qui correspond globalement aux attentes du public visé par ce smartphone.
L’autonomie
L’autonomie constitue l’un des plus gros atouts du Red Magic 11 Air, grâce à sa batterie de 7000 mAh, rarement vue sur un smartphone gaming aussi fin. Selon notre test, cette capacité lui permet de tenir facilement une journée très chargée, voire davantage, même avec plusieurs heures de jeu, de streaming et de navigation. En usage plus modéré, il est parfaitement envisageable de s’approcher des deux jours d’autonomie, ce qui est particulièrement appréciable pour un appareil aussi puissant.
La présence du ventilateur actif pourrait laisser craindre une consommation plus élevée, mais le système de gestion d’énergie et l’optimisation du Snapdragon 8 Elite permettent de contenir l’impact sur la batterie, selon notre test. Le mode de charge « bypass » permet de jouer branché en alimentant directement le téléphone sans trop solliciter la batterie, ce qui limite l’échauffement et la dégradation à long terme lors de sessions prolongées. C’est un détail qui fera une vraie différence pour les joueurs qui passent beaucoup de temps sur des titres gourmands.
La charge filaire atteint jusqu’à 120 W autorise une recharge très rapide. Selon notre test, on peut récupérer une grosse partie de la batterie en une trentaine de minutes environ, ce qui réduit fortement les contraintes de recharge au quotidien. En revanche, le Red Magic 11 Air fait l’impasse sur la charge sans fil.
Le contenu de la boîte
Le smartphone Red Magic 11 Air est livré avec une coque de protection semi-transparente, un bloc d’alimentation, un câble USB-C vers USB-A et un outil d'extraction pour le tiroir à cartes SIM.
Notre avis
Après un moment passé avec lui, nous pouvons dire que le Nubia Red Magic 11 Air se révèle être l’un des smartphones gaming les plus cohérents du moment, en réussissant à concilier puissance extrême, excellente autonomie et gabarit étonnamment fin pour une machine de ce calibre. Son chipset, épaulé par un système de refroidissement actif très efficace et un écran de grande taille, sans gêne due au capteur à selfie, en fait une véritable plateforme de jeu mobile pour les titres les plus exigeants, capable de maintenir des fréquences élevées. La batterie couplée à une charge très rapide, renforce encore ce positionnement en permettant d’enchaîner les sessions sans se soucier outre mesure du chargeur.
Bien sûr, cette orientation très marquée vers le gaming se traduit par quelques compromis, notamment du côté de la photo ou l’absence de charge sans fil. Mais pour le prix demandé, disons qu’il fait très largement le job.