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Test : Wiko Cink Peax 2

Par La Rédac LesMobiles - 20 septembre 2013 à 0:0
Avis LesMobiles.com
Qu'on aime ou pas la marque, on ne peut pas tergiverser : Wiko a explosé le rapport entre qualité et prix des smartphones en France. Après un Slim acclamé, un Peax décevant et quelques modèles étranges entre les deux, le constructeur chinois revient avec un Peax 2 très prometteur. Verdict.
Il est bon ton de le rappeler d'emblée : Wiko n'est pas un constructeur français. Quand vous achetez un Peax ou un Slim, vous achetez un produit chinois, comme vous pourriez acheter un produit coréen si vous achetiez un smartphone Samsung. Wiko a gagné des clients français en jouant sur une communication très bien ficelée qui fait -passer l'importateur qu'il est pour un constructeur purement bleu blanc rouge. Alors on entend souvent des « oui, j'ai acheté Wiko, c'est Français ! » et rien n'est plus faux. Maintenant que les choses sont claires et au-delà de ce petit côté trompeur, que vaut ce Peax 2 en pratique ?

Wiko Cink Peax 2



Le Peax était une tentative de percer au-delà de l'entrée de gamme vers un positionnement plus milieu de gamme. Malheureusement, le smartphone était très mal fini, et nous avions testé plusieurs modèles qui avaient tous un problème différent. Vendu à peine 169€ nu, le Peax 2 devrait être une version améliorée du Peax, naturellement, et l'on espère que les soucis rencontrés sur le grand frère ne se retrouveront plus sur ce nouveau modèle. Mais avant de passer au test, regardons un peu ce que l'on retrouve sous la coque.

Comme sur le Peax premier du nom, on trouve un écran IPS défini en 960x540 pixels de 4,5 pouces, ce qui est tout à fait convenable pour un smartphone d'entrée/milieu de gamme. Le Nexus 4 a un écran HD donc légèrement mieux défini, mais coûte un poil plus cher également. Le Peax 2 tourne avec un processeur MediaTek MT6589, quadruple coeurs cadencé à 1,2 GHz. Ce processeur est épaulé par 1 Go de RAM et une puce graphique PowerVR SGX544 qui devrait servir pour faire tourner des jeux vidéo mobiles.

Côté sauvegarde, on trouve à l'intérieur 4 Go de stockage pour l'utilisateur ainsi qu'un emplacement pour mettre une carte SD, non fournie. Notez que malgré les 4 Go annoncés, le stockage total disponible pour l'utilisateur est en fait de 990 Mo à peu près, ce qui est tout de même très léger et vous contraindra sûrement à acheter une carte micro SD : tant mieux, le port est présent sous la coque.

Ce petit espace de stockage servira à stocker entre autres les photographies prises avec le capteur de 8 mégapixels permettant d'enregistrer des vidéos en 1280x720 pixels, soit du HD 720p. On trouve autour de ce capteur toutes les technologies de base : autofocus, flash, rafale (gérée par Android). Enfin, si le Peax 2 reste un appareil 3G (jusqu'à 21 Mbit/s en réception), il faut savoir que le smartphone dispose de 2 emplacements pour ajouter des cartes SIM. Un petit plus qui vous permettra de retrouver un compte perso et un compte pro sur le même appareil. Comme sur le Peax, on retrouve une batterie de 1800 mAh qui promet 10h30 d'autonomie.

Peu de choses ont changé donc depuis le Peax premier du nom... et pourtant, ce rafraîchissement n'est pas surfait.

Contenu de la boîte

Les boîtes des appareils Wiko se suivent et se ressemblent. Qu'y trouve-t-on ? Peu de fioritures, le constructeur va à l'essentiel.

• Un Wiko Cink Peax 2
• Un kit mains libres stéréo filaire
• Un câble microUSB
• Un chargeur secteur
• Une batterie amovible
• Un guide de l’utilisateur complet et en français

Wiko Cink Peax 2 : packaging






Design

Avec ses 133 x 68 x 8,9 mm de mensurations, le Peax 2 est, comme son grand frère, un smartphone compact. Ses 124 grammes au sec ne vous fatigueront pas les mains, pour sûr. Si l'on évoque le design pur de l'appareil, on peut dire d'emblée qu'il n'a presque pas changé depuis le Peax. On retrouve un rectangle avec des coins arrondis qui fait penser à une fusion réussie entre un Galaxy S3 et un Galaxy Nexus. L'inspiration Samsung est très visible, bien que Wiko ait préféré une coque mate pour l'arrière : un bon choix qui n'est pas salissant. L'avant est brillant mais contrairement aux smartphones d'autres marques, il ne s'embarrasse pas d'un logo : la compagnie fait dans la sobriété et encore une fois, c'est très bien ainsi : difficile de contrarier.

Wiko Cink Peax 2 : face



Wiko Cink Peax 2 : dos



On regrettera peut-être le manque d'originalité du côté du design : on a l'impression d'avoir un smartphone banal, une sorte d'archétype clonable à l'infini sans grande saveur. Il est assez clair que si vous cherchez les couleurs, le look ou le travail du designer, ce n'est pas vers Wiko qu'il faudra se tourner : on reste dans le fonctionnel pur.

Comme sur le Peax, la coque s'enlève entièrement pour accéder aux ports : on trouve sous le capot les 2 ports SIM, le port microSD qui est accessible sans enlever la batterie (très bonne idée !) et la batterie elle-même. Les connecteurs sont très bien positionnés et le manque d'originalité est cette fois une qualité : tout semble être au « bon endroit » du moins là où l'on attend les boutons. Le volume est à droite sur le pouce, le bouton power sur le haut sous l'index.

Notons que Wiko a gardé l'originalité du positionnement de son port microUSB/chargeur : il se trouve sur le haut de l'appareil. Cela a l'air anodin, mais c'est terriblement pratique quand, par exemple, on doit utiliser le smartphone pendant qu'il charge : le câble n'est pas dans nos pattes. Une idée qui mériterait d'être démocratisée.

Wiko Cink Peax 2 : capteur photo



Wiko Cink Peax 2 : haut parleur

-

Les couleurs restent les mêmes : on trouve un blanc et un noir, et, chose rare, le blanc est tout blanc : ce n'est pas un appareil bicolore qui n'aurait que la coque blanche. Difficile de faire mieux, du coup. Sur l'appareil noir, les boutons de fonction n'apparaissent pas aussi clairement que sur l'appareil blanc, cela dit, cela reste un coup à prendre qui n'est pas bien méchant.

Wiko Cink Peax 2 : côté droit



Wiko Cink Peax 2 : côté gauche



”Wiko



Wiko Cink Peax 2 : tranche inférieure



Wiko Cink Peax 2 : double SIM






Prise en main et ergonomie

Peu de changement du côté du design, peu de changements du côté de la prise en main entre le Peax et le Peax 2. Le smartphone tombe bien entre les doigts et comme nous vous le disions, n'est pas trop lourd. Il ne se remarque que très peu dans une poche, ce qui en fait un compagnon idéal pour ceux qui n'aiment pas que la mobilité technologique prenne une trop grande place dans leur vie. La coque en plastique mat est très agréable au toucher et, étrangement, ne fait pas cheap. On n'est clairement pas en train de caresser du verre ou de l'aluminium brossé, mais on n'a pas non plus l'impression d'avoir un appareil qui va se briser en deux à la moindre torsion entre les doigts.

Wiko Cink Peax 2 : prise en main



En utilisation intensive, le smartphone ne chauffe que très peu, si ce n'est pas du tout. Les composants internes ont été boostés et notamment le processeur qui est le principal générateur de chaleur, mais cela n'a finalement que peu d'impact sur la température de l'ensemble. Pas de fioriture côté dalle tactile, c'est toujours du multipoints jusqu'à 5 points simultanés qui fonctionne très bien et vous permet tous les mouvements tactiles imaginables : pinch to zoom, défilement etc.

Malheureusement les logos des boutons de commande n'ont pas changé et on retrouve ces symboles peu intuitifs, coupés en deux. Difficile, quand on sort le smartphone, de savoir quel bouton correspond à quoi. C'est un peu dommage dans la mesure où il aurait été assez simple de mettre tous les traits en gras et d'avoir des logos complets. Une fois l'appareil réveillé en revanche, on retrouve les boutons complets rétroéclairés. Bref, c'est du chipotage, mais faire un excellent smartphone, c'est aujourd'hui soigner les détails.

Du côté des finitions en revanche, rien à signaler et c'est plutôt bon signe : tout s'encastre bien et l'on ne trouve pas de bout de plastique récalcitrant ou mal logé dans son réceptacle. Bref, Wiko persiste et signe : la marque va au plus simple et n'innove que peu, on aurait tort de le leur reprocher au prix auxquels sont proposés les smartphones.

Wiko Cink Peax 2






L’écran

L'écran est souvent la partie du smartphone la mieux mise en avant par les constructeurs et pour cause : c'est avec lui que vous allez être en relation privilégiée. L'écran, c'est ce que vous voyez le plus, ce que vous touchez le plus, bref, c'est, au sens propre du terme, ce qui fait interface entre vous et la machine. Il est donc très important que ce composant soit soigné. L'écran du Peax 2 est à peu près le même que celui du Peax, à savoir une dalle de 960 x 540 pixels pour une définition de 245 pixels par pouce : c'est loin d'être mauvais et à ce prix, c'est sans aucun doute ce qui se fait de mieux. A titre de comparaison, le Desire 500, commercialisé 252 euros, a un écran de 800 x 480 pixels de résolution. On est donc bien plus confortable sur un Peax 2, pour 80 euros de moins à peu près. Quand on doit lire du texte, les polices sur un écran de 245 pixels par pouce sont plutôt confortables, même avec un dézoom léger. Pour continuer à y voir clair avec un dézoom maximal, il faudra opter pour un appareil mieux défini.

Wiko Cink Peax 2 : homescreen



Wiko Cink Peax 2 : écran



Si donc en théorie, on a un écran bien mieux que ce que la gamme laisse supposer, qu'en est-il en pratique ? D'abord, on peut noter que l'angle de vision est très bon : à 180 degrés, les blancs s'assombrissent, mais ce qui est affiché sur la dalle reste parfaitement visible. Il n'y a donc pas trop de souci de ce côté là. Du côté des couleurs, on a des tons assez neutres, loin d'être saturés, qui, parfois, manquent même un peu de contraste, mais ce sont des remarques de spécialiste que le grand public ne remarquera même pas. Contrairement au Peax que nous avions reçu, nous n'avons pas remarqué de scintillation sur l'écran pas plus qu'un comportement erratique des capteurs de luminosité. Deux bons points, puisque ces deux remarques avaient considérablement fait baisser la note du smartphone.

Du côté de la luminosité maximale, c'est plutôt confortable, même en extérieur : vous ne devriez pas être gênés à moins d'être sous un fort soleil. Le plexi' manque d'un traitement anti-tâche ou anti-reflet performant mais ce n'est pas dramatique : nous l'avons utilisé plus de dix jours sans que cela nous gêne. Du coup, même sans progression côté technique, on a l'impression que Wiko a mieux maîtrisé ses technologies sur ce nouveau modèle et n'a pas bâclé leur intégration. Espérons que ce constat reste le même pour les autres parties du smartphone.

Wiko Cink Peax 2 : écran zoom






Système d’exploitation (OS) + Interface utilisateur : Android 4.1.2

Quand nous testions le Peax premier du nom, le smartphone tournait sous Android 4.0.4. Le Peax 2 est livré directement sous Android 4.1.2 Jelly Bean, ce qui est une évolution fort appréciable, autant du côté de la fluidité que du côté des fonctionnalités. Contrairement au Slim, qui était clairement un smartphone que Wiko voulait faire personnaliser par ses clients, on a ici une ROM assez fixe et peut bidouillable, mais vraiment stable et à peine un poil modifiée par rapport à Android nu, ce qui devrait ravir les puristes du système d'exploitation de Google.

Wiko Cink Peax 2 : Accueil Wiko Cink Peax 2 : panneaux accueil



Difficile d'ailleurs d'en écrire des montagnes de textes ! Le système embarqué sur le Peax 2 est celui que propose Google à peu de choses près, bien connu désormais. Le principal intérêt tient d'ailleurs en deux mots : Google Apps. Les appareils Android bénéficient d'une synchronisation parfaite avec les applications de Google, que ce soit Gmail, Hangouts, Google Plus, Google Traduction, Google Maps ou encore Google Drive. Tout est synchronisé autour de votre compte Gmail qui s'occupe de garder vos contacts et vos messages tout en vous donnant accès aux autres services du mastodonte à plusieurs têtes. Vous pourrez ainsi retrouver vos favoris Youtube directement sur l'application, ou le navigateur Chrome comme vous l'aviez laissé sur votre ordinateur. La synergie entre les différentes applications à travers le compte Gmail est parfaite, et vous devrez nécessairement l'utiliser pour profiter de votre appareil.

Wiko Cink Peax 2 : applications Wiko Cink Peax 2 : Lockscreen



Le système en lui-même tourne autour de trois axes qui ont été depuis repris très largement par la concurrence de tous bords : les widgets, les bureaux et la barre de notifications. Les premiers sont des raccourcis dynamiques qui s'épinglent sur votre écran d'accueil, vous permettant d'avoir des informations intéressantes et actualisées sur des sujets variés : news, météo, mails, SMS, lecture du morceau en cours dans le lecteur MP3... bref, nul besoin d'ouvrir une application : la plupart du temps, vous retrouverez tout à l'écran.

Wiko Cink Peax 2 : widgets Wiko Cink Peax 2 : notification



Les bureaux sont une autre particularité du système de Google : comme sur un ordinateur, les smartphones Android ont des bureaux sur lesquels les utilisateurs peuvent empiler raccourcis et widgets. Ils sont accompagnés d'un écran de verrouillage vous permettant de faire plusieurs choses rapidement : déverrouillez à gauche et vous lancerez l'application appareil photo. Déverrouillez à droite, et vous ouvrirez vos SMS. Déverrouillez en haut et vous arriverez à votre bureau d'accueil. Un indicateur de charge fort joli s'ajoutera à l'écran de verrouillage si le smartphone est branché. Simple et efficace.

La barre de notifications, elle, est loin d'être anecdotique puisqu'elle centralise toute l'activité de votre appareil. Tout ce que vous recevez, mails, SMS, appels, notifications d'application se retrouvera dans cette barre. Sur le Peax 2, elle servira aussi à atteindre quelques-uns des paramètres essentiels : GPS, Wi-Fi, luminosité, intensité du volume etc. Une très bonne idée que certains constructeurs plus établis ont tendance à ranger au placard depuis Android 4.0, ce qui est une très mauvaise idée vu le confort apporté par une telle fonctionnalité. Merci Wiko de l'avoir gardée, donc.

Wiko Cink Peax 2 : apps Wiko Cink Peax 2 : notification



Wiko n'a pas ajouté un grand nombre d'applications par défaut, pour ne pas dire aucune. Au-delà d'un léger redesign des applications qui font le coeur du smartphone, comme les contacts ou les SMS, on trouve un gestionnaire de fichiers, un antivirus parfaitement inutile et envahissant, un lecteur vidéo fort bienvenu puisque Google n'en propose pas par défaut, un dictaphone et... deux blocs notes. Pas de révolution de ce côté-là, on se contente du minimum syndical. Vous pourrez - et devrez - de toutes façons aller faire le plein d'applications sur le Play Store, qui, lui, regorge de logiciels, payants ou gratuits. Vous n'êtes pas prêts d'avoir fait le tour et la qualité des apps est globalement en hausse.

Wiko Cink Peax 2 : note Wiko Cink Peax 2 : chrono



Wiko Cink Peax 2 : playstore Wiko Cink Peax 2 : playstore



Wiko Cink Peax 2 : note Wiko Cink Peax 2 : dictaphone



Pour finir avec les fonctionnalités du système, sachez que vous aurez accès au panneau multitâche en laissant votre doigt appuyé sur le bouton home mais qu'il n'y a pas le classique raccourci direct vers l'application Google Now. Cette dernière se retrouvera derrière l'icône nommée Google, tout simplement.

Wiko Cink Peax 2 : gestionnaire Wiko Cink Peax 2 : googlenow



Notez que la personnalisation totale par défaut a été mise de côté : vous pourrez retrouver dans les paramètres un onglet « Thèmes » qui vous permettra simplement de changer la couleur des barres fluorescentes du système d'exploitation. Wiko s'est concentré sur le fonctionnel plutôt que sur les paillettes : tant mieux, les bugs sont quasiment absents de l'appareil.

Wiko Cink Peax 2 : thèmes Wiko Cink Peax 2 : Twitter



Wiko Cink Peax 2 : antivirus Wiko Cink Peax 2 : calculatrice






OS : Réactivité du système d’exploitation et autonomie

Par rapport au Peax premier du nom, on ne peut que dire que nous sommes agréablement surpris. Le grand frère n’était déjà pas mauvais, mais avec ce Peax 2, équipé d'un quadruple coeur et tournant sous Android 4.1.2, la fluidité est maximale. Il est très difficile de mettre cet appareil en défaut, que ce soit dans les menus ou pour ouvrir des applications, le Peax 2 s'en sort parfaitement. Les transitions sont rapides, autant que les déverrouillages et autres retours à l'écran d'accueil, qui sont les principales fonctions utilisées sur un smartphone Android.

Si vous vous souvenez du test du Peax que nous avions publié, vous savez que c'est dans cette partie que le smartphone avait perdu tous ses points : modem calamiteux, écran tactile médiocre, problèmes avec la double carte SIM, bref, on avait eu le droit à la totale, en ajoutant au passage un port mini-jack pour les écouteurs non fonctionnel. Nous avions cru bon de rappeler que ces produits très peu chers ne sortaient pas du néant et de la magie d'un montage financier : s'ils ne coûtent pas grand chose, c'est que le volume produit est très important, que les composants utilisés ne sont pas de première classe et que peu de contrôles sont faits sur les unités mises en vente.

Cette fois, peut-être que les contrôles ont été amplifiés, car nous n'avons pas eu autant de problèmes : la connectivité était très bonne, l'accroche réseau suffisante pour capter du EDGE sous terre, bref, une bonne surprise. Cela dit, cela ne signifie pas qu'il n'y a plus de problème du tout. Wiko ne s'est toujours pas sorti de ce côté aléatoire qui est quand même très décevant. Notre modèle, par exemple, n'a pas de GPS. Oh bien sûr, la puce doit être là, mais soit elle n'est pas reconnue par le système d'exploitation, soit elle ne fonctionne pas. Google Maps demande systématiquement à l'ouverture de l'activer, et même si le symbole du GPS est dans la barre des tâches, nous sommes formels : il est strictement impossible d'être localisé par notre modèle. Le point bleu caractéristique ne s'affiche même pas sur la carte. Alors il faut activer le réseau Wi-Fi pour qu'il triangule votre position, mais cela ne vaut pas un GPS et ne sert à rien en pleine cambrousse.

Wiko Cink Peax 2 : maps Wiko Cink Peax 2 : maps



Bref, encore une fois, nous ne pouvons pas garantir que votre Peax 2 sera parfaitement fonctionnel. C'est bien simple, sur trois modèles Wiko que nous testons sur LesMobiles, le premier était parfait, le deuxième complètement défectueux et le troisième plutôt bon mais avec un souci qui peut être rédhibitoire. Alors à moins qu'un constructeur ait inventé l'inverse de ce que l'on appelait des Golden Sample, ces appareils proposés aux journalistes qui étaient mieux que ceux dans le commerce, nous ne voyons pas ce qui pourrait justifier un tel côté aléatoire. Et c'est d'autant plus dommage que la qualité globale des appareils de Wiko est en hausse.

De son côté, l'autonomie est bonne : le smartphone tiendra une grosse journée sans problème, sûrement grâce au processeur mieux optimisé. Nous avons pu aller jusqu'à le faire tenir deux jours en week-end, quand nous l'utilisions assez peu. C'est dans la moyenne, mais à ce prix-là, c'est un luxe que l'on imaginait pas pouvoir lister. De même, le navigateur affiche les pages web entre 1 et 3 secondes, ce qui est dans la moyenne.

Wiko Cink Peax 2 : navigateur Wiko Cink Peax 2 : navigateur






Téléphonie et qualité d’écoute

Encore une fois et contrairement au Peax que nous recevions, cette fois, nous n'avons rien à signaler de désagréable sur ce modèle. Le Peax 2 que nous avons a un volume plutôt élevé qui permet sans aucun problème de téléphoner dans les transports ou dans une foule. De même le clavier intelligent fonctionne parfaitement : tapez le début du nom de votre correspondant sur votre clavier numérique et le smartphone se chargera tout seul de comprendre à qui vous souhaitez téléphoner. Si deux résultats sont similaires, il affichera en premier celui qui se trouve le plus souvent dans votre historique d'appels.

L'application de téléphonie elle-même n'est pas trop mauvaise même si on a encore, sur l'historique des appels, l'énorme clavier pour composer le numéro. Il faut appuyer sur une des entrées de l'historique pour qu'il disparaisse : appuyer sur la touche « retour » par exemple quittera l'application, ce qui est tout de même dommage. Vous retrouverez vos contacts favoris et un journal d'appels dans des onglets séparés mais la numérotation intelligente est tellement plus efficace que vous ne les utiliserez quasiment plus jamais.

Wiko Cink Peax 2 : appels Wiko Cink Peax 2 : appels



Côté SMS, le clavier est celui d’Android et n’a pas été modifié – l’application en elle-même fait le boulot sans problème, avec une présentation sous la forme de chat. La double SIM vous embêtera la première fois lors du premier allumage : faites glisser la notification et vous n'en entendrez plus parler normalement si vous ne l'utilisez pas.




Capture photo et vidéo

Depuis le Peax, le capteur photo n'a pas changé d'un iota. On retrouve donc un appareil de 8 mégapixels qui est à peu près au standard de ce qui se faisait il y a deux ans. Pas de révolution de ce côté-là, il faut se dire que l'appareil sera plus un gadget de dépannage qu'autre chose : on est très loin des performances des smartphones plus haut de gamme. Cela dit, le Nexus 4 qui joue à peu près sur le même terrain n'est pas mieux loti. En extérieur, avec une bonne lumière, vous devriez vous en tirer avec des clichés pas trop mauvais cela dit, mais rien qui ne finira dans un cadre. Quelques exemples :

Wiko Cink Peax 2 : photo



Wiko Cink Peax 2 : photo



Wiko Cink Peax 2 : photo



Wiko Cink Peax 2 : photo



Wiko Cink Peax 2 : photo



Du côté des fonctionnalités vous aurez un mode rafale pas super utile vu que la plupart des photos ne seront pas réussies, un mode HDR pour saturer un peu les couleurs et quelques petits gadgets pour agrémenter vos clichés. Le seul souci notable, c'est la réactivité de l'application elle-même : ce qu'il se passe à l'écran suit très lentement le mouvement de votre main. Ce n'est donc pas très pratique pour un appareil qui n'a pas de viseur mais simplement un affichage numérique pré-cliché. Cela dit, comme nous l'avons déjà énoncé, ne comptez pas sur cet appareil pour faire de très belles photos : il servira au mieux de dépannage en cas d'urgence ou pour immortaliser vos soirées. Ou pour utiliser Instagram : après tout, l'application sert à mettre en valeur des photos de mauvaise qualité.

Wiko Cink Peax 2 : appareil photo



La partie vidéo amène les mêmes remarques : certes, vous pourrez capturer des images qui bougent en 720p, mais la qualité globale n'est pas incroyable. Les changements de luminosité sont brusques et la capture du son manque de clarté. Vous serez également assez limité par la mémoire interne si vous n'achetez pas de carte microSD.




Lecture multimédia (photos/vidéos/son)

Malgré un processeur boosté, le Peax 2 n'est pas une révolution sur le marché du multimédia - loin s'en faut. Par rapport à son ainé, qui ne décodait à peu près rien, c'est pourtant un pas de géant : le smartphone permet de lire des fichiers 720p avec le lecteur natif. Nous avons été un poil plus exigeants en demandant la lecture d'un fichier 1080p Full HD : cela n'est pas passé avec le lecteur par défaut mais a fonctionné avec l'application MX Player en décodage logiciel. Le décodage matériel ne se faisait pas pour le codec h.264. En termes de rendu, on ne trouve pas de décalage entre le son et l'image sur les fichiers, mais il faut savoir que l'ensemble ne tourne pas de manière parfaitement fluide : quand il y a des actions rapides, on perçoit très bien le ralentissement du média joué.

Wiko Cink Peax 2 : video



Wiko Cink Peax 2 : video



Comme sur le Peax, la galerie est celle par défaut sur Android, qui se contentera de vous afficher vos albums, classés en colonnes. Vous pourrez pincer pour zoomer sur les photos et glisser pour faire défiler vos clichés. Une fois encore, les fonctions de partage sont présentes directement dans l’application et c'est vraiment très pratique : vous pourrez envoyer vos photos à des services tiers par le menu dédié au partage. Facebook, Twitter, MMS, Gmail... La quasi-totalité des applications qui permettent de partager du contenu auront leur petite icône dans le menu déroulant.

Wiko Cink Peax 2 : galerie Wiko Cink Peax 2 : galerie 2



Du côté de la musique, vous trouverez le fameux lecteur MP3 / lecteur streaming de Google, Google Music, qui aura sûrement votre préférence. Vous pourrez donc télécharger votre bibliothèque musicale sur les serveurs de Google et la retrouver dans votre poche pour peu que vous ayez un réseau 3G. C'est le système qui se mariera le mieux avec ce smartphone si vous n'avez pas envie d'acheter de carte SD supplémentaire : avec 995 Mo disponibles pour l'utilisateur sur les 4 Go de mémoire interne, vous allez être bien vite dépassés si vous stockez votre musique sur l'appareil.

Wiko Cink Peax 2 : vidéo Wiko Cink Peax 2 : musique



Wiko Cink Peax 2 : musique Wiko Cink Peax 2 : musique



Finissons par une note sur les jeux vidéo. Comme nous l'avons vu en introduction, le principal apport du Peax 2 par rapport au Peax, c'est un gros boost du côté du processeur et du GPU, ce qui, théoriquement, devrait permettre au smartphone de faire tourner tout et n'importe quoi. Malheureusement, on ne peut pas dire qu'il s'en sorte super bien. Sur un jeu simple, en 2D et plutôt vieux maintenant comme Jetpack Joyride, le framerate n'est pas optimal. Certes, on peut y jouer, mais comme du côté des vidéos, on se retrouve avec un titre un poil ralenti avec quelques lags. C'est dommage, mais les joueurs ne sont sûrement pas le coeur de cible de Wiko : le nouveau processeur est aussi, rappelons-le, plus efficace dans la gestion de l'énergie et permet donc une meilleure autonomie.

Wiko Cink Peax 2 : jeu vidéo






Conclusion

Malgré des changements anecdotiques du côté des caractéristiques techniques, il faut reconnaître que le Peax 2 est quand même bien plus efficace que le Peax premier du nom. Le smartphone ne coûte que 169 euros et est sûrement bien plus qu'une brindille dans la chaussette d'un Samsung, qui, même s'il reste un géant difficilement détrônable, peine à atteindre des prix aussi bas pour du matériel aussi qualitatif. Ne parlons même pas de la concurrence : le récent Desire 500 de HTC, par exemple, est à peu près au même niveau que ce Peax 2 en termes de ressenti à l'usage, mais avec des défauts parfois rédhibitoires et un prix bien plus élevé nu. Wiko a donc très bien compris que depuis que la France a vu naître les forfaits sans smartphone, il y avait un marché à prendre. Les chiffres de vente de ces appareils, au beau fixe, prouvent que l'importateur avait sûrement raison.

Wiko Cink Peax 2 : prise en main



On retrouve donc un smartphone très bien fichu, sobre, avec un écran tout à fait convenable. Android 4.1.2 est très réactif, l'autonomie est bonne, les applications Google fonctionnent parfaitement et nous n'avons noté aucun bug dans la partie logicielle. La ROM installée par Wiko est à peu de choses près une version nue d'Android, ce qui ravira les puristes. On trouve quelques petites améliorations très intéressantes, comme les paramètres dans la barre de notifications, l'affichage très élégant de la charge sur l'écran de verrouillage ou encore, le réveil qui sonne même si le smartphone est éteint - s'il lui reste de la batterie bien entendu. Le port micro USB sur le haut du smartphone est une très bonne idée pour garder les mains non encombrées pendant l'utilisation lors de la charge. Bref, oui, ce petit smartphone vaut nettement le petit prix que Wiko demande et surpasse par bien des points les concurrents de même gamme tarifaire, qui sont souvent d'une gamme technique inférieure.

Pour autant, si le portrait au vitriol n'est pas de mise, il est difficile de conclure ce test en disant « foncez les yeux fermés ». Il faut savoir que même si le contrôle des unités en sortie d'usine semble être de mieux en mieux, il reste toujours une part d'aléatoire sur ces smartphones. Le Peax que nous recevions était catastrophique et nous avions enquêté pour savoir autour de nous si les problèmes étaient fréquents : c'était le cas. Cette fois, notre modèle est parfaitement utilisable, confortablement même, mais la puce GPS ne fonctionne tout simplement pas. Pas activée ? Défectueuse ? Toujours est-il que c'est une fonction essentielle que nous n'avons pas pu tester et qui aurait entraîné un retour au SAV pour n'importe quel client. Wiko a encore donc une très large marge de progression du côté du contrôle qualité des produits, même si de telles améliorations coûteront à l'usine chinoise qui facturera plus l'importateur français... qui, lui, sera obligé d'augmenter ses prix. On espère en tout cas que le juste milieu sera vite atteint et que le SAV est particulièrement réactif : l'entreprise est sur la bonne voie.



Note : 75/100

Les plus :
• Un prix imbattable
• Un rapport qualité/prix hors du commun
• Android 4.1.2, la fluidité globale du système
• Quelques fonctionnalités intéressantes en plus par rapport à la version nue du système
• Une réelle progression au niveau de l'optimisation logicielle : c'est propre
• Les applications Google
• Le port microSD
• Un design simple mais un peu plus travaillé qu’avant
• La diode électro-luminescente

Les moins :
• Le GPS ne fonctionnait pas sur notre modèle
• Le côté aléatoire des défauts possibles : on sent le manque de contrôle qualité
• La partie multimédia pas très convaincante

Test réalisé par Julien Cadot
Date de publication : 20/09/2013.

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