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Part de marché des OS : Android serait-il en train de reculer ?

Par Samir Azzemou

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Une étude pour le moins étonnante affirme que la part de marché d’Android ne progressera plus vers le haut. Et ce malgré l’augmentation constante du nombre d’usagers des smartphones dans le monde. Il aurait même commencé à reculer sous la pression d’iOS.

Strategy Analytics a publié une nouvelle étude sur le marché des smartphones. Ce document entre dans le détail aussi bien au travers du prisme des OS que celui des constructeurs (ce qui est intimement lié avec BlackBerry et Apple). L’étude a été reprise il y a quelques jours par le Wall Street Journal qui en a publié les quelques extraits les plus croustillants.

Et le plus important concerne Android. Selon le cabinet d’étude, le système d’exploitation de Google aurait reculé au troisième trimestre 2014 de 1 point, passant à 84 % des smartphones commercialisés au niveau mondial entre juillet et septembre dernier. Samsung représente 25 % des mobiles Android commercialisés, en baisse de 10 points en un an (notamment grâce à la pression de Xiaomi).

Apple se rebiffe, mais c'est bien le seul

Comme cela a déjà été confirmé par Kantar, c’est d’abord iOS qui profite de ce faux pas d’Android, Apple atteignant désormais 12 % de part de marché mondial. Une bonne performance compte tenu du fait que l’iPhone 6 et l’iPhone 6 Plus n’ont démarré leur commercialisation qu’à la mi-septembre. Sur le dernier trimestre, il faudra certainement donc s’attendre à un recul plus net encore. Windows Phone atteint 3 %. BlackBerry est quatrième avec 1 %. Il reste étonnant de constater que, malgré des lancements rares et un accueil mitigé du BlackBerry Z3 en Indonésie, le constructeur canadien réussit tout de même à représenter 1 % des ventes mondiales, certainement grâce à sa présence historique sur certains marchés clés (Brésil, Inde, etc.).

Selon Strategy Analytics, Android est arrivé à son point culminant. Il ne dépassera pas les 85 % de présence mondiale, malgré une progression constante du nombre d’usagers de la téléphonie mobile (comme en Chine, en Amérique du Sud ou en Inde) et une pression renforcée sur les marchés émergents avec Android One. Il pourrait même voir sa base installée se réduire en fonction du succès de l’iPhone. Vous remarquerez que le recul d’Android ne dépend absolument pas de BlackBerry ou de Windows Phone...

Un recul toutefois bien relatif

Est-ce vraiment un problème pour Google ? Non. Pour trois raisons. D’abord, 85 % est déjà un excellent chiffre. Et même si l’OS de Google recule jusqu’à 80 %, cela devrait continuer d’assurer une excellente représentativité à Google. Ensuite, parce que la version d’Android de Google continuera elle de progresser. Souvenez-vous : Android est un OS open source. Plusieurs constructeurs utilisent des versions propres qui ne sont pas soutenues par Google. C’est par exemple le cas d’Amazon (avec Fire OS), de Microsoft (avec Nokia X), de Xiaomi (avec MIUI) ou du géant chinois Alibaba (avec YunOS).

Ces branches parallèles représentent 37 % des terminaux sous Android vendus sur le troisième trimestre 2014, en recul de 2 points en trois mois. Ce qui indique que les appareils certifiés Google Play sont plus nombreux et que la firme de Mountain View gagne donc plus d’argent (licence, partage de revenus, publicité), même si le nombre de terminaux baisse.

Dernière raison, Android est peut-être moins présent sur le marché des smartphones (et encore, tout est relatif), mais s’étend désormais à d’autres secteurs de l’électronique : les accessoires connectés, les télévisions ou encore les automobiles. Ce sont autant de relais de croissance pour Google et son OS. Voilà qui devrait rassurer tous ceux qui auraient pu s’inquiéter...

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