Amazon pourrait proposer une offre de streaming gratuite

Par Samir Azzemou

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Après l’échec du Fire Phone, Amazon pourrait se concentrer prochainement sur ce qui fait sa force : les contenus. Alors que son service Prime gagne du terrain face à Netflix, Jeff Bezos pourrait doubler la mise avec un service gratuit de streaming vidéo.

Dans le domaine du streaming vidéo par abonnement, nous parlons régulièrement depuis quelques mois de Netflix. L’Américain a débarqué récemment en Europe, notamment en France où son service est commercialisé depuis septembre, au grand dam de Canal Plus. Outre-Atlantique, Netflix est l’un des leaders, sinon le leader des services de vidéo à la demande en streaming. Il est autant l’exemple à suivre que le concurrent à dépasser.

Voilà pourquoi la concurrence tente par tous les moyens de grappiller quelques parts de marché. Notamment Amazon. Mais Prime, son service par abonnement annuel, ne semble pas tailler pour rivaliser, même si le service de Jeff Bezos rencontre un succès grandissant. Pour donner un coup d’accélérateur, le premier marchand en ligne au monde serait tenté de dédoubler son service de vidéo en streaming avec une déclinaison gratuite financée par de la publicité.

Un service gratuit pour attirer des consommateurs...

L’information émane du New York Post. Selon ce dernier, qui a obtenu quelques indiscrétions en interne, Amazon aurait un double objectif en lançant cette offre gratuite. D’abord, il servirait de porte d’entrée pour promouvoir le service Prime (commercialisé outre-Atlantique 99 euros par an et incluant de nombreux avantages comme la livraison garantie en deux jours) et les contenus qui y seront exclusifs.

Ensuite, le service attirerait tous ceux qui ne souhaitent pas investir une centaine de dollars par an (ou 8 dollars par mois, puisque c’est le prix de l’abonnement Netflix). Une audience potentielle considérable qui serait monétisable grâce à de la publicité ciblée qu’il est facile de cibler, de personnaliser et de traquer. Amazon serait ainsi en mesure d’offrir aux annonceurs un véritable tableau de bord de la publicité en ligne.

... qui deviendront potentiellement des clients

L’enjeu pour Amazon est doublement important. D’abord, le Fire Phone est un échec commercial. Aujourd’hui, le commerçant le donne avec un forfait avec engagement de deux ans, alors qu’il comptait le commercialiser entre 200 et 300 euros l’unité (toujours avec engagement 24 mois). Les contenus sont une façon de revaloriser l’investissement sur le matériel, un peu à l’image des Fire HDX vendues une bouchée de pain pour augmenter la base installée de consommateurs qui s’abonneront à Prime, achèteront des contenus ou seront soumis à la publicité.

Second objectif : aller chercher Netflix. Si Amazon compte 50 millions d’abonnés Prime, seule la moitié d’entre eux utilisent les services de VOD en streaming, contre 33 millions de foyers branchés à Netflix. Le trafic généré par la vidéo sur Amazon Prime correspond à 2,58 % du trafic haut débit aux États unis, contre 32,39 % pour Netflix. Amazon veut évidemment peser plus lourd, afin d’avoir les moyens d’attirer les annonceurs et d’obtenir l’assise financière pour se payer des contenus exclusifs, comme Netflix. Et ainsi attirer de nouveaux consommateurs. En clair, amorcer le cercle vertueux. 

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