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Samsung présente son nouveau chipset haut de gamme : l’Exynos 9820

Par Samir Azzemou

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Samsung a pris les devants cette année pour annoncer son nouveau chipset haut de gamme, lequel animera les prochaines itérations des Galaxy S et Galaxy Note. Le nouveau composant s’appelle Exynos 9820. En voici tous les détails (et un peu plus même).

Samsung prépare une année 2019 « de toute beauté ». Et nous ne nous moquons absolument pas. Nous en voulons pour preuve plusieurs informations officielles en provenance de la marque coréenne. D’abord toutes les annonces qui ont eu lieu lors de la conférence des développeurs organisée par la firme à San Francisco la semaine dernière. Durant cette conférence, Samsung a dévoilé son écran flexible Infinity Flex Display, ainsi que plusieurs modèles d’écran avec une encoche (ou un trou) de différente forme : U, V ou O. Sans oublier l’annonce de la nouvelle surcouche de Samsung, One UI.

Nouveaux écrans, donc nouveau chipset

Ces écrans équiperont les modèles haut de gamme de la firme en 2019, à n’en pas douter. Mais avec quel chipset fonctionneront-ils ? Samsung a répondu aujourd’hui à cette question en présentant officiellement le remplaçant de l’Exynos 9810 que vous retrouvez aujourd’hui dans le Galaxy S9/S9+ et dans le Galaxy Note 9. Il se nomme tout simplement Exynos 9820. Et autant le dire : si son nom ne le laisse pas présager, ce nouveau chipset marque considérablement le pas avec son prédécesseur.

Samsung Exynos 9820

Tout d’abord, l’Exynos 9820 est gravé plus finement que le 9810. La finesse est ici de 8 nm (contre 10 nm), toujours avec la technologie de gravure FinFET. L’Exynos 9820 n’est donc pas aussi fin que l’A12 Bionic d’Apple (7 nm) et le Kirin 980 de HiSilicon (7 nm également), tous deux gravés chez TSMC. L’Exynos n’est pas aussi fin non plus que le Snapdragon inclus dans le FlexPai de Royole (un Snapdragon 8150 selon les fuites). Nous pensions que Samsung atteindrait la même finesse avec le 9820. Ce n’est donc pas le cas, peut-être pour une question de sécurité (ou pour une incompatibilité).

huits coeurs répartis en trois groupes

Ensuite, le 9820 compte huit cœurs applicatifs, comme le 9810. Mais l’organisation de ces cœurs est un peu différente. Il reprend certaines idées utilisées par tous les autres fondeurs : HiSilicon (Kirin 980), Apple (A12 Bionic), MediaTek (série Helio X) et Qualcomm (Snapdragon 670, 675 et 710). Le point commun entre tous ces chipsets est le « déséquilibre apparent » entre les cœurs puissants et les cœurs économes en énergie. Il y en a souvent deux d’un côté et quatre, six ou huit de l’autre, respectivement. Mais ce n’est pas un vrai déséquilibre, parce que deux cœurs puissants suffisent souvent à prendre en charge des tâches lourdes, tandis que multiplier les cœurs économes accélère les processus quotidiens.

Il y a même des solutions (chez MediaTek et HiSilicon) qui divisent encore le second groupe de cœurs en deux sous-groupes. Ce sera désormais aussi le cas chez Samsung. Les cœurs du 9820 sont donc organisés en trois groupes. Deux sont des cœurs Mongoose « M4 », quatrième génération de cœurs customisés. Leur cadence n’est pas spécifiée, mais elle devrait tourner autour des 3 GHz. Samsung annonce que chaque M4 est 20 % plus puissant qu’un M3, tout en étant 40 % moins gourmand.

Plus puissants, mais moins nombreux

Deux autres cœurs sont des Cortex-A75 standards. Ce n’est pas la dernière génération de Cortex-A7x (alors que Huawei utilise, dans la même configuration, des A76 dans le Kirin 980). Et le dernier groupe est formé de quatre Cortex-A55. Tout ce petit monde s’active et se désactive en fonction des besoins, offrant ainsi une grande adaptabilité (sans pour autant négliger la puissance). Et qui dit adaptabilité, dit aussi optimisation des ressources d’énergie. Et donc une meilleure autonomie avec une charge de travail égale.

Deuxième gros changement : le GPU. Suivant le contrat de licence signé avec ARM il y a deux ans, les cœurs graphiques sont des Mali. La version est la dernière en date : Mali-G76, en remplacement du Mali-G72 équipant l’Exynos 9810. Samsung en intègre 12 dans son nouveau chipset, soit six de moins que l’année dernière. Ainsi le processeur graphique est un ARM Mali-G76 MP12. Selon Samsung, un Mali-G76 est 40% plus puissant qu’un Mali G72 et 35 % moins gourmand. Mais, malgré ce gain, cela ne suffit théoriquement pas à contrebalancer la perte de 6 cœurs. Il faudra attendre les tests pour savoir ce qu’il en est exactement. Notez que le Kirin 980 n’en dispose que de dix. Et cela n’est déjà pas si mal.

Un coprocesseur neural ici aussi

À cela s’ajoutent bien évidemment quelques coprocesseurs dédiés à l’intelligence artificielle. Comme HiSilicon et Apple, Samsung intègre donc des cœurs neuronaux, promesse d’une rapidité accrue pour les outils alimentés par l’intelligence artificielle. Cela sera certainement utile pour accélérer encore les traitements d’image lors d’une prise de vue. Samsung affirme également que Knox devrait aussi en profiter pour améliorer encore la sécurité des données personnelles.

Passons au modem. Le modem intégré est compatible LTE-Advanced Pro. Une solution bien pratique pour attendre la 5G (même si nous ne doutons pas que Samsung parviendra à rendre ce chipset compatible avec l'Exynos 51000 puisqu’une déclinaison du Galaxy S10 devrait prendre en charge la 5G). Agrégeant jusqu’à 8 porteuses en même temps, le modem est capable de télécharger à vitesse maximale (et théorique) de 2 Gb/s. C’est la même technologie que vous retrouvez dans le dernier modem 4G de Qualcomm, le Snapdragon X24. Pour l’upload, le modem gère jusqu’à trois porteuses en simultanée pour une vitesse de 316 Mb/s. On appelle cela la catégorie 20.

Il filme en 8K !

Finissons avec un mot sur la vidéo. Le chipset est capable de gérer des flux 8K à 30 images par seconde et peut monter jusqu’à 150 images par seconde en 4K. Ce qui veut dire que des ralentis corrects (mais pas encore « Slow Motion ») seront possibles en Ultra HD avec ce chipset. Le mobile gère les écrans jusqu’à des définitions UHD ou WQUXGA (4096 x 2160 ou 3840 x 2400 selon les ratios). Elle gère aussi les capteurs photo jusqu’à 22 mégapixels en configuration simple ou 16+16 mégapixels en configuration double. Il est aussi compatible avec les formats de stockage UFS 3.0 et les barrettes de RAM au format LPDDR4X.

Le chipset sera produit en masse d’ici la fin de l’année et arrivera dans les mobiles de Samsung l’année prochaine, certainement avec le Galaxy S10.

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