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Oppo poursuit en justice un leaker un peu trop bavard

Par Samir Azzemou

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oppo

Oppo aurait déposé une plainte contre un leaker chinois qui a publié sur les réseaux sociaux des informations à propos du Reno, l’un de ces prochains smartphones. Oppo aurait obtenu gain de cause. L’amende s’élève à 60 000 euros.

Les leakers font désormais partie intégrante du flux d’informations sur les prochains smartphones. Il ne se passe pas un jour sans qu’une nouvelle fuite apparaisse sur les réseaux sociaux. Vous connaissez même certainement le nom des plus célèbres d’entre eux, comme Evan Blass, journaliste chez Venturebeat, Roland Quandt, journaliste chez WinFuture, Steve hemmerstoffer, alias OnLeaks, etc. Certains sites Internet, comme Slaskleaks, se sont spécialisés dans le relai de ces fuites.

Une amende de 67 000 euros

Aujourd’hui, le site indien 91Mobiles, lequel est souvent partenaire d’OnLeaks, rapporte cette information : Oppo a porté plainte contre un leaker qui a posté plusieurs images d’un téléphone qui sera bientôt officialisé. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, la marque chinoise aurait eu gain de cause et le leaker aurait été condamné à 500 000 yuans, soit un peu moins de 67 000 euros. Et ce n’est pas tout.

Oppo Reno
L'une des photos du Reno d'Oppo publiées par le leaker condamné

Dans sa plainte, Oppo demande à ce qu’il soit interdit au leaker de publier d’autres informations sur les futurs produits d’Oppo (sous peine d’une autre amende, évidemment). Une demande qui ne se limite pas au produit à l’origine de cette plainte. Enfin, Oppo porterait également plainte contre les sources qui ont fourni les informations aux leakers. Il s’agirait de boutiques qui vendent des accessoires pour les futurs smartphones (et qui sont généralement en courant en amont de la sortie d’un mobile pour préparer son arrivée).

Condamné pour avoir posté des photos du Reno

Le leaker condamné avait posté sur le site Slashleaks trois visuels concernant le Reno, l’un des tout prochains smartphones d’Oppo. Ce modèle, doté d’une plate-forme premium (mais pas haut de gamme) et d’un écran borderless, a fait l’objet de teasers officiels qui occultait l’emplacement de la webcam, détail que la firme souhaitait garder pour le jour de l’officialisation (prévue le 10 avril). Il ne serait pas étonnant que cette action en justice fasse jurisprudence, car Oppo n'est pas la première victime d'une telle série de fuite.

La publication de l’information est-elle condamnable ? Selon nous, non (sauf si ledit leaker avait signé un accord de confidentialité). Car, comme les enquêtes réalisées par les journalistes, les fuites sont le résultat d’une recherche d’information. Les fuites peuvent-elles rentrer dans le cadre de la liberté de la presse (ou de la liberté d’expression) ? Pourquoi pas ? C’est à tout un chacun de choisir de les lire ou non. En revanche, si une faute industrielle a été commise, c’est bien évidemment la boutique ou l’équipementier qui a fourni les visuels au leaker. Car, toujours techniquement, cela contrevient aux accords de confidentialité (ou de non-divulgation).

Y a-t-il aujourd'hui trop de fuites ?

Cependant, au-delà de l’aspect légal, cette histoire relance la polémique autour des fuites de plus en plus nombreuses et de plus en plus précises sur les smartphones à paraître. Aujourd’hui, il n’est presque plus possible d’être surpris lors de l’annonce d’un smartphone, notamment les modèles plus emblématiques, comme les P ou les Mate de Huawei, les iPhone d’Apple, les Pixel de Google ou les Galaxy S ou Galaxy Note de Samsung. Sont-elles devenues trop nombreuses ? Gâchent-elles l’effet d’annonce ? Certainement.

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