Huawei pourrait à nouveau se fournir aux États-Unis en août

Par Samir Azzemou

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Le business va bientôt reprendre son cours chez Huawei. Selon une fuite, les premières licences commerciales nécessaires pour la vente de technologies à la firme chinoise seront émises dans un délai de deux à quatre semaines.

Pour Huawei, tout est désormais une question de temps. Depuis que le président américain Donald Trump a déclaré, lors du G20, que la firme chinoise pourra acheter des produits technologiques à ses fournisseurs basés aux États-Unis. Deux conditions. D’abord, lesdites technologies ne doivent pas être considérées comme « sensibles pour la sécurité nationale ». Heureusement, les composants pour les smartphones n’entrent pas dans cette catégorie.

Les autorisations arriveront en août au plus tard

La seconde condition, dévoilée par le secrétaire d’État en charge du commerce, Wilbur Ross, est l’obtention auprès de son ministère d’une licence commerciale qui autorise justement la vente par une société américaine de produits technologiques à Huawei. La question qui se posait alors était simple : quel serait le délai d’attente entre le dépôt d’un dossier et l’obtention de cette licence ? La réponse a été dévoilée cette semaine : entre deux et quatre semaines. Ce qui veut dire que les premières autorisations seraient actives au plus tard au mois d’août.

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L’information a été publiée par l’agence de presse Reuters. Sa source est un membre de l’administration américaine qui souhaite rester anonyme. Selon l’agence de presse, plusieurs fondeurs américains auraient l’intention de déposer un dossier dès l’instant où le Ministère du Commerce autoriserait les demandes. D’autant plus qu’il n’y a aucune restriction économique à cela.

Enjeux économiques

Le fait que les entreprises américaines déposeront rapidement un dossier n’est pas une surprise dans la mesure où Huawei représente plusieurs milliards de dollars pour les entreprises des États-Unis. Sur les 70 milliards de dollars que Huawei dépense en composants, 11 milliards concernent des technologies américaines. Parmi les premiers bénéficiaires, nous retrouvons Qualcomm, Intel ou Micron. Et ce ne sont là que les plus gros. Huawei anime un écosystème considérable.

Même si l’affaire a eu de fortes répercussions, il semble que Huawei en sortira relativement indemne. D’abord, l’embargo n’a pas duré trop longtemps : entre l’inclusion de Huawei sur la liste noire des entreprises en mai jusqu’au mois d’août avec l’émission des licences commerciales. Ensuite parce que les États-Unis avaient émis un délai d’application sur l’embargo originel, permettant à Huawei de conclure les affaires en cours (notamment la mise à jour d’Android sur les modèles existants).

Selon une analyse provenant de Chine et relayée dans nos colonnes hier, Huawei pourrait même réaliser une forte croissance en 2019, malgré cet épisode. Le document prévoit que la firme chinoise livrera 260 millions de téléphones, contre 206 millions en 2018. Les prévisions initiales de Huawei, publiées avant l’embargo, tablaient sur 250 millions de smartphones.

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