Encore quelques années à attendre avant de voir Xiaomi en Europe

Par Samir Azzemou

Partager

  • Facebook
  • Twitter
  • LinkedIn
  • Viadeo
  • RSS
xiaomi

Xiami a dévoilé les Mi Note et Mi Note Pro la semaine dernière. L’occasion pour l’entreprise d’attirer l’intérêt de nombreux journalistes. Hugo Barra a accordé une interview à la chaîne britannique BBC dans laquelle il revient sur le modèle économique et le plan de développement.

La semaine dernière, Xiaomi a eu une semaine très chargée. La conférence de presse de mercredi a vu l’officialisation de deux nouveaux smartphones, les Mi Note et Mi Note Pro, ainsi que d’un nouveau lecteur multimédia pour le salon assez petit pour tenir dans une poche. Un événement de très grande importance qui a été suivi par de nombreux médias à travers le monde. La BBC, la chaine britannique, a été l’un d’entre eux. Hugo Barra, le vice-président international du fabricant chinois, leur a accordé une interview dans laquelle il revient sur le calendrier de développement sur les marchés développés. Et la réponse du responsable n’est pas une surprise et elle explique pourquoi Xiaomi n’était pas officiellement au CES cette année.

gamme Xiaomi

Le focus est fait sur les pays en voie de développement

La raison est toute simple : Xiaomi ne compte pas s’installer sur les marchés matures dans les prochaines années. Cela inclut aussi bien les États-Unis que l’Europe. Et donc la France. Il n’y aura donc pas de smartphones de la marque sur notre territoire hormis les boutiques d’importation. Hugo Barra explique cette décision s'explique par le modèle économique que le constructeur a choisi : développer des smartphones vendus ensuite à prix quasiment coutant est plus impactant dans des pays en voie de développement

Seconde raison, Hugo Barra estime que les pays occidentaux sont bien trop compétitifs aujourd’hui pour espérer s’y installer confortablement, et ce, malgré une attente des geeks et autres technophiles. Xiaomi ne serait pas encore totalement prêt à affronter cette concurrence, qu’elle menace pourtant déjà dans son propre pays et dans des pays voisins. Voilà qui est étrange. Il y a un autre détail qu’Hugo Barra ne dit pas, et c’est peut-être cela qu’il entend par « pas encore prêt » : Xiaomi n’est pas une marque grand public. Elle est incontestablement moins connue de Madame Michu que d’autres concurrents chinois, comme Huawei, Alcatel OneTouch ou ZTE. Et pour s’imposer dans un marché mature, la marque est très importante.

Xiaomi : le fabricant chinois le plus copié ?

Deux autres questions intéressantes dans cette interview. La première concerne les manufacturiers partenaires de Xiaomi, Inventec et Foxconn, lesquels sont actuellement critiqués sur les conditions de travail des ouvriers. Pour Hugo Barra, certaines critiques sont parfois exagérées, d’autres non. Mais il affirme que son employeur est particulièrement concerné par ces questions, d’autant qu’il est lui-même chinois. Cependant, la non-réponse d’Hugo Barra veut clairement dire que les conditions de travail viennent après la question financière...

La seconde question concerne la trop proche proximité de Xiaomi avec d’autres entreprises, en matière de produits et de stratégie marketing. Hugo Barra contre-attaque en expliquant que Xiaomi est certainement le fabricant chinois le plus copié, sur son modèle économique, sur ses produits ou ses mécaniques de communication. Est-ce la rançon du succès que d’être critiqué et d’être copié ? Certainement.

Partagez cet article

  • LinkedIn
comments powered by Disqus

Touchez pour ajouter le site à vos favoris ou sur votre écran d’accueil.