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Apple Music : les négociations de la dernière chance en cours avec les majors

Par Samir Azzemou

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La plénière de la conférence des développeurs d’Apple se déroulera en tout début de semaine prochaine. Mais Apple n’a toujours pas bouclé les accords avec les majors indispensables au lancement de son nouveau service de streaming. Un report n’est pas à exclure.

Lundi 8 juin, c’est la keynote du WWDC. La grande conférence d’Apple, qui se tiendra comme tous les ans au Moscone Center de San Francisco, sera l’occasion de faire connaissance avec la nouvelle version d’iOS, de Mac OS et de certaines applications de la firme de Cupertino. Une nouvelle version de Maps, intégrant les transports en commun, pourrait par exemple faire son apparition. Les rumeurs parlent aussi d’un nouvel assistant personnel proche de ce qu’offre aujourd’hui Google Now. Un service aujourd’hui connu sous le nom de projet « Proactive ». Sans parler du nouveau Apple Music, le service de streaming audio qui devrait remplacer Beats Music. Quoi que...

Beats Music

Les majors toujours pas signées

Cette nouvelle application, qui devrait reprendre certains services aujourd’hui gérés par iTunes, iTunes Radio et Beats Music, pourrait en effet ne pas y être officialisée. Plusieurs rumeurs affirment que les accords avec les majors (Universal, Sony et Warner) ne sont toujours pas bouclés. A trois jours du lancement, voilà qui est fâcheux. En tout début de semaine, c’est le Wall Street Journal qui relayait l’information. Quelques jours plus tard, c’est l’agence de presse économique Bloomberg qui enfonce le clou. Selon ce dernier, Apple et les majors seraient encore à l’heure où nous écrivons ces lignes autour de la table des négociations. Ce qui bloquerait ? Le partage des revenus, évidemment.

Habituellement, Apple se paie la part du lion. Or, les créateurs de contenus, qu’ils soient télévisuels ou musicaux, ont changé d’attitude vis-à-vis des distributeurs, tels que la firme de Cupertino. Spotify, leader aux États-Unis, reverse 70 % des 10 dollars d’abonnement mensuel aux ayants droit, dont 55 % pour la maison de disques et 15 % pour le gestionnaire des droits. Selon les sources anonymes citées par Bloomberg, les majors demanderaient un pourcentage supérieur à celui qui a été négocié avec Spotify, soit 60 %.

Une répartition qui n'est pas du goût d'Apple

Ce qui est très loin des habitudes d’Apple en terme de répartition des revenus. Et tout cela n’aide évidemment pas Apple à atteindre l’un de ses objectifs : baisser le prix de l’abonnement mensuel pour attirer plus de consommateurs (et convertir les actuels abonnés de Spotify ou Google Play Music Unlimited). Car son service devrait être essentiellement payant. Même en imaginant qu’Apple s’appuiera sur diverses mécaniques pour attirer les auditeurs (promotions, mois gratuits, exclusivités avec des artistes via le programme Apple Connect), être au même prix que Spotify va freiner son expansion. D’où des accords de licence qui traînent à être signés.

Le streaming musical est un marché en plein essor, outre-Atlantique comme sur le vieux continent. Spotify représente 60 millions d’Internautes (dont un quart d’entre eux sont des abonnés à l’offre premium). La rubrique musicale de YouTube attire 1 milliard de visiteurs par mois, audience monétisée par la publicité et le tout récent service « Music Key ». Quant à Pandora, la plus grande radio en ligne, compte 79,2 millions d’utilisateurs actifs. L’audience est donc là. Reste à savoir quand Apple sera en mesure de commencer à la charmer. Il se pourrait bien que ce ne soit pas à la WWDC.

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