Stephen Elop, l’ancien patron de Nokia, rebondit en Australie

Par Samir Azzemou

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Étant certainement l’un des dirigeants d’entreprise les moins appréciés en Finlande, Stephen Elop, ancien patron de Nokia s’est réfugié de l’autre côté du globe. Il vient de prendre un poste de direction chez un opérateur australien.

Tel le kangourou, Stephen Elop a su rebondir après l’épisode « Nokia - Microsoft Mobile ». L’ancien patron de la mobilité dans la firme de Redmond vient d’être nommé « Directeur des technologues, de l’innovation et de la stratégie » chez un opérateur australien (d’où l’analogie avec les kangourous, évidemment), Telstra. De cette façon, Stephen Elop revient dans les télécoms, mais ni en tant que fournisseurs de technologies pour les réseaux mobiles (à l’image de Nokia), ni en tant que constructeur de smartphone (comme chez Microsoft).

Super conseiller technologique

Curieux retournement de situation, il deviendra même un client potentiel des entreprises pour qui il a travaillé. Car, à ce poste, créé spécialement pour lui et qu’il occupera à partir du 4 avril prochain, Stephen Elop aura pour objectif d’apporter son expertise acquise durant ces 10 dernières années. Il deviendra donc une sorte de « super conseiller » pour Andrew Penn, le PDG de Telstra. Il devra donc étudier les différentes opportunités technologiques pour l’opérateur australien, aussi bien en terme de portfolio de smartphones (combien de Windows Phone choisira-t-il ?) que de composants pour le réseau (choisira-t-il Nokia ou Huawei ?).

Stephen Elop est une figure presque emblématique de la téléphonie mobile. Passé chez Macromedia, Juniper, Adobe (certainement après le rachat de Macromedia), Nokia et Microsoft (par deux fois), il est le responsable (dans le bon sens, comme dans le mauvais) du choix de Windows Mobile en 2011 et de la vente de Nokia Devices & Services à Microsoft deux ans plus tard. Un rachat controversé puisque la branche smartphone de Microsoft a depuis été réduite à peau de chagrin et des milliers de personnes ont perdu leur emploi entre avril 2014 (date de la clôture du deal) et aujourd’hui.

Des hauts et des bas

Une aventure avec des hauts comme des bas, à l'image de son changement de statut chez Microsoft entre son retour triomphant après l'accord Nokia-Microsoft et son éviction 18 mois plus tard. Pressenti un moment comme un remplaçant potentiel de Steve Ballmer au poste de PDG de Microsoft, il a finalement hérité d’une division ambitieuse, regroupant Lumia, Surface et Xbox. Un an et demi plus tard, alors que sa division est au plus mal, il est poussé vers la sortie par Satya Nadella, son activité étant fondu dans celle d’un autre vice-président, Terry Myerson, pour devenir la branche « Windows & Devices ». Espérons que ce nouveau chapitre de sa carrière, chez Telstra, sera moins mouvementé.

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